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🚹ALERTE 🚹 Mali đŸ‡ČđŸ‡± : le prĂ©sident et le Premier ministre interpellĂ©s par les militaires

Mali : le président et le Premier ministre emmenés au camp militaire de Kati

Le prĂ©sident et le Premier ministre de transition maliens, Bah Ndaw et Moctar Ouane, ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et conduits lundi sous la contrainte par des soldats au camp militaire de Kati, prĂšs de Bamako. Cet apparent coup de force intervient aprĂšs la formation d’un nouveau gouvernement. 

Situation confuse au Mali. Quelques heures aprĂšs avoir annoncĂ© la formation d’un nouveau gouvernement, lundi 24 mai, le Premier ministre de transition Moctar Ouane et le prĂ©sident Ban Ndaw ont Ă©tĂ© escortĂ©s par des soldats au camp militaire de Kati, prĂšs de Bamako, selon plusieurs sources diplomatiques et gouvernementales. 

« Le prĂ©sident et le Premier ministre sont ici Ă  Kati pour des affaires les concernant », a dit un haut responsable militaire. Un responsable du gouvernement, s’exprimant aussi sous le couvert de l’anonymat Ă©tant donnĂ© le caractĂšre sensible de ces informations, a confirmĂ© que les chefs de l’exĂ©cutif de transition avaient Ă©tĂ© conduits Ă  Kati, haut lieu de l’appareil militaire malien.

Le ministre de la DĂ©fense, Souleymane Doucoure, serait lui aussi sur la base militaire.

C’est lĂ  que le prĂ©sident Ă©lu Ibrahim Boubacar KeĂŻta avait Ă©tĂ© conduit de force, le 18 aoĂ»t 2020, par des colonels putschistes pour annoncer sa dĂ©mission. Ce sont, semble-t-il, les mĂȘmes colonels qui sont Ă  la manƓuvre neuf mois plus tard.

Calme dans la capitale Bamako 

Bamako bruissait de rumeurs difficilement confirmables et des missions internationales ont diffusĂ© des messages de prudence. La capitale, qui avec le Mali a connu le 18 aoĂ»t 2020 son quatriĂšme coup d’État depuis l’indĂ©pendance, prĂ©sentait cependant un air de relative normalitĂ© lundi soir.

Les colonels avaient installĂ© au bout de quelques semaines des autoritĂ©s de transition, dont un prĂ©sident Ban Ndaw – militaire retraitĂ© – et un gouvernement dirigĂ© par Moctar Ouane, un civil, et s’Ă©taient engagĂ©s, de mauvais grĂ© et sous la pression de la communautĂ© internationale, Ă  rendre le pouvoir Ă  des civils Ă©lus au bout de 18 mois, et non pas trois ans comme ils l’estimaient nĂ©cessaire.

Un nouveau gouvernement fraßchement annoncé

ConfrontĂ© Ă  une contestation politique et sociale grandissante, le Premier ministre a prĂ©sentĂ© il y a dix jours la dĂ©mission de son gouvernement et a Ă©tĂ© reconduit immĂ©diatement dans ses fonctions par le prĂ©sident de transition Ndaw, avec la mission de former une Ă©quipe d’ouverture.

La grande inconnue Ă©tait la place qui serait faite aux militaires, en particulier aux proches de l’ancienne junte, et l’inquiĂ©tude est allĂ©e grandissant ces derniers jours que les colonels ne se satisfassent pas des choix de Moctar Ouane.

Dans le gouvernement annoncĂ© par la prĂ©sidence de transition, des militaires dĂ©tiennent toujours les ministĂšres de la DĂ©fense, de la SĂ©curitĂ©, de l’Administration territoriale et de la RĂ©conciliation nationale.

Pour Bassirou Ben Doumbia, analyste politique interrogĂ© sur l’antenne de France 24, les Ă©vĂ©nements de ce lundi sont liĂ©s Ă  la communication entre le gouvernement de transition et l’armĂ©e. « La junte n’a pas Ă©tĂ© consultĂ©e lors de la dĂ©mission ni lors de la reconduction du Premier ministre, explique-t-il. Aujourd’hui, lors de la mise en place du gouvernent, deux figures emblĂ©matiques » des Ă©vĂ©nements de l’Ă©tĂ© 2020 ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es, ajoute-t-il. « Le prĂ©sident de la transition fonde la lĂ©gitimitĂ© de son pouvoir sur les militaires, ce sont eux qui l’ont mis au pouvoir. Le fait de ne pas les consulter et de retirer certains poids lourds du gouvernement peut paraĂźtre comme une sorte de trahison des militaires », conclut l’analyste.

« Le limogeage de piliers du putsch est une erreur de jugement majeure », a dit à Reuters un ancien représentant du gouvernement malien. « Ces actions sont sûrement destinées à leur permettre de retrouver leurs postes », a-t-il ajouté.

On ne connaĂźt pas dans l’immĂ©diat l’objectif prĂ©cis de l’armĂ©e. Un membre de l’armĂ©e Ă  Kati a dĂ©clarĂ© Ă  Reuters qu’il ne s’agissait pas d’une arrestation. « Ce qu’ils ont fait n’est pas bien », a dĂ©clarĂ© une source en rĂ©fĂ©rence au remaniement. « Nous leur faisons savoir que des dĂ©cisions vont ĂȘtre prises. »

Selon l’analyste Bassirou Ben Doumbia, la crise actuelle pourrait avoir des consĂ©quences sur la situation sĂ©curitaire au Mali. « Le Mali vit une situation de crise de sĂ©curitĂ© exceptionnelle, dĂ©clare-t-il sur France 24. (
) Si pendant ce moment, ceux qui Ă©taient censĂ©s incarner la dĂ©fense nationale sont dans des luttes de pouvoir, alors il peut y avoir des consĂ©quences sur l’efficacitĂ© de l’action militaire dans le cadre de la lutte contre le jihadisme. »

Condamnation de la communauté internationale

L’ONU, de grandes organisations africaines, la France, les États-Unis et d’autres qui n’ont jamais dit un mot concernant le coup d’état orchestrĂ© par la france au Tchad, ont condamnĂ© lundi la « tentative de coup de force » en cours au Mali et ont rejetĂ© par avance tout fait accompli, y compris une Ă©ventuelle dĂ©mission forcĂ©e des dirigeants de transition arrĂȘtĂ©s par des militaires.

Dans un communiquĂ© commun, la mission de l’ONU au Mali (Minusma), la CommunautĂ© des États ouest-africains (CĂ©dĂ©ao), l’Union africaine, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni l’Allemagne et l’Union europĂ©enne « exigent la libĂ©ration immĂ©diate et inconditionnelle » du prĂ©sident et du Premier ministre de transition arrĂȘtĂ©s dans la journĂ©e avec certains de leurs collaborateurs.

 

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