mardi, septembre 27, 2022
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Niger 🇳đŸ‡Ș: « On ne veut pas de vous!»,rentrer chez vous !» L’armĂ©e française tire Ă  balles rĂ©elles sur les manifestants.

Niger 🇳đŸ‡Ș: « On ne veut pas de vous!»,rentrer chez vous !» L’armĂ©e française tire Ă  balles rĂ©elles sur les manifestants.

 

La situation tendue suite Ă  la tentative du blocage du convoi militaire de Barkhane en route pour Gao au Mali

La situation est tendue depuis hier nuit Ă  TĂ©ra, dans la rĂ©gion de TillabĂ©ri, suite aux heurts qui opposent les Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© (FDS) Ă  des manifestants qui s’opposent au passage d’un convoi militaire de la force française Barkhane, en provenance du Burkina et Ă  destination de Gao au Mali. AprĂšs une nuit trĂšs agitĂ©e, les affrontements ont continuĂ© ce samedi matin et des sources locales annoncent la mort d’au moins deux (2) personnes ainsi qu’une dizaine de blessĂ©s dont des cas graves.


MalgrĂ© l’important dispositif mis en place par les FDS nigĂ©riens pour sĂ©curiser le passage des soldats français, la tension est vite montĂ©e dans cette ville frontaliĂšre du Burkina oĂč le convoi militaire qui Ă©tait en route pour le Mali en passant par le Niger, a Ă©tĂ© Ă©galement bloquĂ© pendant plusieurs jours notamment Ă  Kaya.

Les manifestants, pour la plupart des jeunes, ont Ă©rigĂ© des barricades avec des pneus usagers sur la voie principale qui traverse la ville. « On ne veut pas de vous!»,  « rentrer chez vous !», sont, entre autres, les slogans scandĂ©s par les manifestants qui Ă©taient face-Ă -face avec les premiers vĂ©hicules du convoi composĂ© d’une centaine de vĂ©hicules.

Dans la nuit, les premiers heurts ont Ă©clatĂ© avec les forces de sĂ©curitĂ© qui essayaient de dĂ©gager la voie et de contenir l’assaut des manifestants. En plus des jets de gaz lacrymogĂšnes et autres fumigĂšnes, des tĂ©moins contactĂ©s sur place ont confirmĂ© des tirs de sommation Ă  balles rĂ©elles. Avec la confusion qui rĂšgne depuis, il est presque impossible de dĂ©terminer avec exactitude la provenance de ces tirs car plusieurs corps sont prĂ©sents Ă  TĂ©ra aux cotĂ©s des soldats français.

MalgrĂ© les appels au calme et le renforcement du dispositif sĂ©curitaire, les affrontements se sont poursuivis ce samedi matin oĂč la tension est montĂ©e d’un cran. Des blessĂ©s ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s ainsi que des morts selon plusieurs sources concordantes mais non officielles et qui ont fait parvenir aux mĂ©dias des images des victimes en cours d’évacuation. En milieu de journĂ©e, ces sources annoncent la mort d’au moins deux (2) personnes qui seraient tuĂ©es au cours de la manifestation mais dans des circonstances encore floues.

Sur les rĂ©seaux sociaux, de tragiques images qui tĂ©moignent de la violence des affrontements sont partagĂ©es en boucle alors qu’en mi-journĂ©e, la situation est toujours tendue.

Les autoritĂ©s n’ont pas encore officiellement rĂ©agi mais dans un message diffusĂ© la veille au soir sur les mĂ©dias publics, le PrĂ©sident Mohamed Bazoum a justifiĂ© la prĂ©sence des forces Ă©trangĂšres notamment les soldats français dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel. « C’est notre pouvoir rĂ©galien, c’est notre responsabilitĂ©, sous-tendue par notre Ă©thique, au sujet desquelles, nous ne demandons l’avis de personne, sinon que notre propre conscience », avait expliquĂ© le Chef de l’Etat par rapport Ă  cette prĂ©sence qui participe Ă  la montĂ©e en puissance de l’armĂ©e nigĂ©rienne Ă  travers notamment la formation des forces spĂ©ciales, a-t-il prĂ©cisĂ©.  « Nous sommes reconnaissants Ă  la France de ce qu’elle fait pour sĂ©curiser le Sahel », a aussi dĂ©clarĂ© le prĂ©sident nigĂ©rien en rĂ©ponse certainement Ă  ceux qui demandent le dĂ©part des soldats français du Niger.

 

 

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