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LE MASSACRE DE THIAROYE [ 𝟏 𝐃𝐄́𝐂𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟏𝟗𝟒𝟒 – 𝟏 𝐃𝐄́𝐂𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟏 : 𝟕𝟕 𝐀𝐍𝐒 𝐃𝐄́𝐉𝐀̀ ]

𝟏 𝐃𝐄́𝐂𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟏𝟗𝟒𝟒 – 𝟏 𝐃𝐄́𝐂𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟏 : 𝟕𝟕 𝐀𝐍𝐒 𝐃𝐄́𝐉𝐀̀

Le massacre de Thiaroye est l’un des chapitres les plus sanglants de la colonisation française en Afrique subsaharienne. Le 1 Decembre 1944 des dizaines de soldats qui s’étaient battus pour la France sont assassinés par des officiers français au camp militaire de Thiaroye, modeste caserne militaire à 15 km de Dakar. Le massacre de Thiaroye demeure comme une cicatrice indélébile dans l’histoire. La tragédie de Thiaroye est un événement originel qui a profondément marqué l’afrique francophone et dont le souvenir reste vif.

HISTORIQUE DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS

Exactement comme lors de la Grande Guerre, la France a mobilisé en 1939 – 1940 de nombreux soldats coloniaux en provenance de son vaste empire colonial. Les tirailleurs Sénégalais est une appellation attribuée aux soldats indigènes. Il s’agit de près de 150.000 combattants originaires des colonies et parmi eux beaucoup d’hommes issus d’Afrique noire. Certains démobilisés, après la Guerre, pourront revenir toute suite chez eux. Toutefois, nombreux sont ceux qui sont fait prisonnier par les Allemands et, presque, plus de 3000 sont sommairement exécutés dès leur capture par des soldats de l’armée régulière.

CONTEXTE DU MASSACRE DE THIAROYE


• Le 05 Novembre 1944, le Circassia appareille au large de Morlaix pour atteindre Dakar le 21 Novembre 1944. Les rapatriés sont rapidement transférés à la caserne de Thiaroye. Dès leur arrivée, ceux qui ont pu obtenir une tenue neuve, en métropole ou à Casablanca, doivent la restituer. Cette pratique, certes liée à la démobilisation, semble intolérable, y compris aux services qui fournissent ces vêtements. D’après l’historien Sénégalais Mbaye Gueye, elle traduit la volonté de la France coloniale d’humilier les tirailleurs qui redeviennent de simples sujets, sans droits.
• Le 28 Novembre 1944, le général Dagnan s’est rendu à la caserne de Thiaroye alors que cinq cents ex-prisonniers de guerre refusaient de partir à Bamako. Déterminé à faire valoir ses droits, selon le rapport Dagnon, un groupe de rapatriés a bloqué sa voiture. À ses yeux, le détachement était en état de rébellion et le rétablissement de la discipline ne pouvait pas s’obtenir par la persuasion. Il mentionne alors sa décision d’organiser une démonstration de force contre les tirailleurs.

LE MASSACRE DU 1 DÉCEMBRE 1944

Le drame a lieu le 1 Decembre 1944, ces hommes ayant réclamé que les rappels de soldes leur soient versés avant qu’ils ne quittent la caserne. Le matin du 1 Décembre 1944, les rapatriés ont reçu l’ordre de se rassembler sur l’esplanade. Selon les officiers supérieurs chargés de rédiger la synthèse des faits, c’est à 09h 30 que les salves meurtrières ont été tirées par le service d’ordre. Les discordances et les incohérences relevées dans les différents rapports sont si flagrantes qu’elles renforcent l’hypothèse de la préméditation.
Il est clairement établi qu’il n’y a jamais eu de rébellion armée, ni de mutinerie suivie d’une répression sanglante. Au camp de Thiaroye, où devait être démobilisé le premier contingent d’ex-prisonniers de guerre, un crime a été perpétré le 1 Décembre 1944. Une véritable machination a été mise en œuvre pour camoufler la spoliation des soldes de captivité, le nombre de victimes jetées dans les fosses communes, faire croire à une rébellion armée et a abouti à la condamnation de trente-quatre innocents. Le récit officiel porté par les archives consultables fait état de trente-cinq morts enterrés dans les tombes anonymes du cimetière de Thiaroye et d’autant de blessés.
REMARQUE : Les tirailleurs Sénégalais sont des soldats tués par la France et enterrés dans des fosses communes pour avoir demander leurs soldes.
– La France doit reconnaître son crime contre les tirailleurs.
– La France doit, en même temps, accorder la mention  » morts pour la France et par la France  » aux tirailleurs
– La France doit restituer les soldes aux descendants des tirailleurs.
– Le Sénégal doit exiger la lumière sur le nombre de tirailleurs tués à Thiaroye ainsi que les mystérieuses fosses communes.
DEVOIR DE MÉMOIRE
DIGNITÉ ET HONNEUR
RECONNAISSANCE ET VÉRITÉ
JUSTICE ET RÉTABLISSEMENT

SOURCES
• ARMELLE MABON, Prisonniers de Guerre indigènes visages oubliés de la France occupée
• RFI, ARCHIVES D’AFRIQUE : le massacre de Thiaroye
• FRANCE 24 : Histoire des Tirailleurs Sénégalais
Par MOUHAMED GOLOKO Étudiant en Histoire Moderne et Contemporaine
Département d’histoire
Université Cheikh Anta Diop de Dakar Ligue de défense noire africaineEgountchi Behanzin

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