samedi, février 4, 2023
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BURKINA FASO đŸ‡§đŸ‡« : DES MANIFESTANTS INCENDIENT LE SIÈGE DU PARTI AU POUVOIR À OUAGADOUGOU.

BURKINA FASO đŸ‡§đŸ‡«Â : DES MANIFESTANTS INCENDIENT LE SIÈGE DU PARTI AU POUVOIR À OUAGADOUGOU. 

Le siĂšge du parti au pouvoir au Burkina Faso a Ă©tĂ© incendiĂ© ce 23 janvier par des manifestants, partisans de militaires qui se sont mutinĂ©s dans diffĂ©rentes casernes du pays. Le gouvernement a dĂ©menti une prise de pouvoir par l’armĂ©e. Des manifestants partisans des militaires qui se sont mutinĂ©s dans plusieurs casernes du Burkina Faso ont incendiĂ© ce 23 janvier le siĂšge du parti au pouvoir Ă  Ouagadougou, a constatĂ© un journaliste de l’AFP.

L’incendie a dĂ©truit le rez-de-chaussĂ©e du bĂątiment du Mouvement du peuple pour le progrĂšs (MPP), dont la façade a Ă©galement Ă©tĂ© saccagĂ©e par les manifestants qui ont ensuite Ă©tĂ© dispersĂ©s par la police Ă  l’aide de gaz lacrymogĂšne. Des soldats se sont mutinĂ©s ce 23 janvier dans plusieurs casernes du Burkina Faso pour rĂ©clamer le dĂ©part des chefs de l’armĂ©e et des «moyens plus adaptĂ©s» Ă  la lutte contre les djihadistes qui frappent ce pays depuis 2015. Ces mouvements d’humeur dans les casernes du Burkina Faso, pays qui a connu par le passĂ© plusieurs coups d’Etat et tentatives de putsch, illustrent la fragilitĂ© du pouvoir du prĂ©sident Roch Marc Christian KaborĂ© face aux violences djihadistes qui s’accroissent dans son pays et qu’il n’arrive pas Ă  contrer.

Le gouvernement a rapidement rĂ©agi en reconnaisant des tirs dans plusieurs casernes, mais a dĂ©menti «une prise de pouvoir par l’armĂ©e». «Depuis 1h du matin, des tirs ont Ă©tĂ© entendus ici Ă  Gounghin provenant du camp SangoulĂ© Lamizana», a affirmĂ© un militaire de ce quartier situĂ© Ă  la sortie ouest de Ouagadougou, ce qu’ont confirmĂ© des habitants, parlant de «tirs de plus en plus nourris». Des tirs ont Ă©galement Ă©tĂ© entendus dans un autre camp militaire de Ouagadougou, celui de Baba Sy, Ă  la sortie sud de la capitale, et Ă  la base aĂ©rienne proche de l’aĂ©roport, selon des sources militaires. Des coups de feu se sont aussi produits dans des casernes de Kaya et Ouahigouya, dans le nord du pays, selon des habitants joints par l’AFP. Des habitants du quartier Gounghin ont affirmĂ© que des militaires du camp SangoulĂ© Lamizana sont sortis de leur caserne, tirant des coups de feu en l’air, et ont bouclĂ© le pĂ©rimĂštre aux alentours de la caserne. Ce 23 janvier dans l’aprĂšs-midi, une quarantaine de soldats se trouvant Ă  l’extĂ©rieur de cette caserne, tiraient en l’air prĂšs de plusieurs centaines de personnes en liesse portant des drapeaux du Burkina et soufflant dans des vuvuzelas, venues leur apporter leur soutien, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. Le pĂ©rimĂštre autour de la caserne de la base aĂ©rienne, Ă©tait Ă©galement bouclĂ© par des soldats encagoulĂ©s tirant en l’air. Les mutins souhaitent des moyens contre la lutte anti-djihadiste «Nous voulons des moyens adaptĂ©s Ă  la lutte» anti-djihadiste «et des effectifs consĂ©quents», ainsi que le «remplacement» des plus hauts gradĂ©s de l’armĂ©e nationale, indique dans un enregistrement sonore parvenu Ă  l’AFP un militaire de la caserne SangoulĂ© Lamizana, sous couvert de l’anonymat.

Il a en outre souhaitĂ© «une meilleure prise en charge des blessĂ©s» lors des attaques et des combats avec les djihadistes, ainsi que «des familles des dĂ©funts». A aucun moment ce militaire n’a rĂ©clamĂ© le dĂ©part du prĂ©sident burkinabĂš Roch Christian KaborĂ©, accusĂ© par une grande partie de la population d’ĂȘtre «incapable» de contrer les groupes djihadistes. Ces revendications ont Ă©tĂ© confirmĂ©es par d’autres sources militaires et des discussions Ă©taient en cours dimanche aprĂšs-midi entre des reprĂ©sentants des mutins et le ministre de la DĂ©fense, le gĂ©nĂ©ral BarthĂ©lĂ©my SimporĂ©, selon une source gouvernementale. Dans la matinĂ©e, une centaine de personnes qui tentaient de se rassembler place de la Nation, en plein centre de Ouagadougou, pour exprimer leur soutien au mouvement des soldats, ont Ă©tĂ© dispersĂ©s Ă  coups de gaz lacrymogĂšne par les policiers, a constatĂ© l’AFP.

Plus tard dans la journĂ©e, des partisans des militaires mutins ont incendiĂ© le siĂšge du parti au pouvoir dans la capitale avant d’ĂȘtre dispersĂ©s par la police, selon l’AFP qui a Ă©galement constatĂ© que l’internet mobile a Ă©tĂ© coupĂ© dimanche dans la matinĂ©e. Le camp SangoulĂ© Lamizana abrite la Maison d’arrĂȘt et de correction des armĂ©es (Maca) oĂč est dĂ©tenu le gĂ©nĂ©ral Gilbert DiendĂ©rĂ©, proche de l’ancien prĂ©sident Blaise CompaorĂ© renversĂ© en 2014 qui vit depuis en CĂŽte d’Ivoire. Le gĂ©nĂ©ral DiendĂ©rĂ© a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  20 ans de prison pour une tentative de putsch en 2015 et est actuellement jugĂ© pour son rĂŽle prĂ©sumĂ© dans l’assassinat de l’ancien prĂ©sident Thomas Sankara, icĂŽne panafricaine, en 1987. «Aucune institution de la RĂ©publique n’a pour le moment Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©e», a affirmĂ© le gĂ©nĂ©ral BarthĂ©lĂ©my SimporĂ©, dans une intervention Ă  la tĂ©lĂ©vision. Il a ajoutĂ© que les mouvements observĂ©s «dans quelques casernes» sont «localisĂ©s, circonscrits». Des manifestations face Ă  l’impuissance des autoritĂ©s Ă  lutter contre les djihadistes Ces mouvements dans des casernes surviennent au lendemain de nouvelles manifestations de colĂšre d’habitants excĂ©dĂ©s par l’impuissance des autoritĂ©s Ă  faire face Ă  la violence djihadiste qui ravage le Burkina Faso. Le 22 janvier, des incidents ont Ă©clatĂ© Ă  Ouagadougou et dans d’autres villes du pays entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont bravĂ© l’interdiction de se rassembler pour protester contre l’insĂ©curitĂ©. Comme le Mali et le Niger voisins, le Burkina Faso est pris dans une spirale de violences attribuĂ©es Ă  des groupes armĂ©s djihadistes, affiliĂ©s Ă  Al-QaĂŻda et au groupe Etat islamique.  Les attaques qui visent civils et militaires sont de plus en plus frĂ©quentes et en grande majoritĂ© concentrĂ©es dans le nord et l’est du pays. Les violences des groupes jihadistes ont fait en prĂšs de sept ans plus de 2 000 morts et contraint 1,5 million de personnes Ă  fuir leur foyer.

Source: Rt france

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