AFRIQUE DU SUD 🇿🇩 : GROSSE MOBILISATION HIER DE L’EFF AVEC LA LDNA EN AFRIQUE DU SUD Á L’AMBASSADE DE FRANCE POUR EXIGER LE DÉPART DE LA FRANCE DE L’AFRIQUE

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ÉNORME ‌

GROSSE MOBILISATION HIER DE L’EFF AVEC LA LDNA EN AFRIQUE DU SUD Á L’AMBASSADE DE FRANCE POUR EXIGER LE DÉPART DE LA FRANCE DE L’AFRIQUE ‌

Hier 25 mai 2022 en Afrique du sud Ă  l’occasion de l’Africa Day les freedom fighters de l’EFF conduit par Julius Malema en personne ont menĂ© un picket de grĂšve face Ă  l’Ambassade de France Ă  PrĂ©toria qui a draĂźnĂ© Ă©normĂ©ment de monde !!!
Le leader et fondateur de la LDNA Egountchi BĂ©hanzin Ă©tait Ă©galement prĂ©sent ainsi qu’une dĂ©lĂ©gation militante du Mali.
AprĂšs une marche de plusieurs kilomĂštres les manifestants sont arrivĂ©s face Ă  l’ambassade de France oĂč se sont succĂ©dĂ©es des prises de paroles.

Dans des discours bien dĂ©ter et sans langue de bois le colonialisme français toujours actif en Afrique a Ă©tĂ© dĂ©noncĂ© par Julius Malema, Egountchi BĂ©hanzin ainsi que par d’autres intervenants.
Egountchi BĂ©hanzin au mot d’ordre de «Á bas l’impĂ©rialisme français ! » a particuliĂšrement fustigĂ© l’impĂ©rialisme colonialiste mortifĂšre de l’Ă©tat français en Afrique et conclu son intervention en scandant un tonitruant «France get-out of Africa !!! »

Puis moments de frictions Ă  un moment oĂč les services de l’Ambassade de France ont refusĂ© de prendre le mĂ©morandum de l’EEF avec les revendications claires adressĂ©es Ă  l’État français.
Une posture nĂ©o coloniale des services de l’ambassade qui n’est pas du tout passĂ©e au sein des guerriers guerriĂšres sud africains mobilisĂ©s.
Qu’Ă  cela ne tienne !
Julius Malema a ordonnĂ© Ă  ses combattants de bloquer la route en disant avec le plus grand calme que personne ne rentrerait ni ne quitterait l’ambassade tant que l’ambassadeur français ne viendrait pas en personne Ă©couter la lecture du mĂ©morandum de l’EEF, le prendre, le signer et le remettre aux autoritĂ©s françaises Ă  Paris.
Du cĂŽtĂ© de l’ambassade de France l’argument de refus Ă©tait qu’il y avait trop de monde (trop de noirs sans doute) dehors, ce Ă  quoi Julius Malema a rĂ©torquĂ© qu’il ne fallait pas avoir peur – car, contrairement Ă  la France, son parti n’Ă©tait pas lĂ  pour coloniser qui que ce soit, mais pour s’engager «pacifiquement».


Face Ă  la dĂ©termination inflexible des manifestants sud africains l’ambassadeur français Lechevallier a cĂ©dĂ© et est sorti Ă  la rencontre de l’EEF et de Julius Malema.
Le diplomate français n’en menait pas large, la queue entre les jambes il n’a pas pu faire le MaĂźtre colon pas comme ses homologues le font en Afrique francophone.

Devant l’ambassadeur Aurelien Lechevallier dĂ©confit Julius Malema a dĂ©clarĂ© :
«La France continue de maintenir des bases militaires fortes et intimidantes dans presque tous les pays africains sur lesquels elle avait un contrÎle colonial.

«Les pays africains qui étaient sous la domination française continuent de payer des impÎts coloniaux et versent actuellement plus de 500 milliards de dollars au Trésor français chaque année.»

«La France doit accorder la pleine indépendance à tous les pays africains et leur permettre de déterminer leurs propres monnaies, politiques monétaires et orientations économiques.»

«La France doit également supprimer immédiatement toutes ses bases militaires, qui sont actuellement stationnées en Afrique.»

Puis le chef des Combattants de la libertĂ© Ă©conomique (EFF), Julius Malema, a donnĂ© Ă  l’ambassade de France 14 jours ouvrables pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations soulevĂ©es par le parti lors de sa marche vers l’ambassade Ă  Pretoria.

Cela inclut un rappel immédiat de tous les soldats français déployés en Afrique, et que la France ne devrait pas imposer sa volonté aux pays africains, notamment en les forçant à utiliser la monnaie française.
En cas d’abscence de rĂ©ponse crĂ©dible et pratique de la France dans les 14 jours
« l’EFF prĂ©sentera des programmes clairs et pratiques sur la façon de saper et de contrer la colonisation continue du continent africain par la France».

Aurelien Lechevallier a bien entendu refusĂ© de signer le MĂ©morandum, mais dit qu’il le transmettrait Ă  Paris ajoutant que «l’ambassade de France rappelle que la France est un partenaire fiable de l’Afrique du Sud et un ami du peuple sud-africain» .
Cependant savons quelle est la crĂ©dibilitĂ© Ă  accorder Ă  cette dĂ©claration. Nous n’oublions le rĂŽle de complaisance qu’a jouĂ© l’Ă©tat français auprĂšs du rĂ©gime afrikaneers au moment de l’Apartheid.

Pour sa part le porte-parole national de l’EFF, Sinawo Thambo, a dĂ©clarĂ© :
« Nous n’accepterons pas la microgestion continue des affaires africaines. Nous ne sommes pas un junior dans les affaires mondiales. Nous sommes l’Afrique et nous devons nous dĂ©fendre dans nos propres affaires, dans tous les secteurs, Ă©conomiquement, culturellement, politiquement et autrement.

«Nous sommes donc confrontĂ©s Ă  la France parce que la France continue d’ĂȘtre un parasite purulent dans le corps politique de l’Afrique. Ils ont continuĂ© Ă  microgĂ©rer l’Afrique de l’Ouest, ils continuent Ă  dĂ©terminer les monnaies des pays francophones en fonction de l’endroit oĂč ils conservent leurs rĂ©serves monĂ©taires »

Et oui la France coloniale est de plus en contestée en Afrique y compris en Afrique du sud !
De grĂ© ou de force elle devra quitter le continent africain et devra surtout ses Ă©lites dirigeantes bourgeoises colonialistes vont devoir apprendre Ă  respecter l’Afrique. Á commencer par le nouveau rĂ©Ă©lu !

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