mardi, septembre 27, 2022
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France đŸ‡«đŸ‡· : L’auteur du meurtre nĂ©grophobe de Mamoudou Barry Ă  Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  9 ans de prison: « une semi victoire» pour sa veuve.

Un homme schizophrĂšne a Ă©tĂ© condamnĂ© vendredi Ă  neuf ans de prison pour des coups mortels sur un chercheur guinĂ©en en 2019 à Rouen et des insultes racistes, alors que la dĂ©fense avait plaidĂ© son irresponsabilitĂ© pĂ©nale. La cour criminelle de Seine-Maritime a Ă©tĂ© moins sĂ©vĂšre que l’avocate gĂ©nĂ©rale Marion Meunier, qui avait rĂ©clamĂ© dans la matinĂ©e 12 ans de rĂ©clusion contre cet homme de 32 ans, hospitalisĂ© en unitĂ© pour malades difficiles (UMD) depuis son arrestation.

« Il n’y a pas d’hallucination auditive qui apparaisse dans le dossier au moment des faits et qui permettrait d’aller vers une abolition du discernement », avait estimĂ© l’avocate gĂ©nĂ©rale Marion Meunier. Pour elle, comme pour la cour, le discernement de l’accusĂ©, schizophrĂšne et sous curatelle renforcĂ©e depuis 2013, Ă©tait, le 19 juillet 2019, altĂ©rĂ© et non aboli.

Ce jour-lĂ , Ă  Canteleu, dans la banlieue de Rouen, Mamoudou Barry, 31 ans, un chercheur guinĂ©en, Ă©tait descendu calmement de sa voiture pour tenter de comprendre les «  insultes racistes » que venait de profĂ©rer l’accusĂ©, a expliquĂ© la magistrate. Selon l’Ă©pouse de la victime, l’agresseur avait alors fait rĂ©fĂ©rence Ă  la finale SĂ©nĂ©gal-AlgĂ©rie de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se jouait ce soir-lĂ .

Cet homme en rupture de soin avait alors « frappĂ© fort » l’universitaire : « y compris quand la victime se retrouve au sol » et « il y a bien des insultes racistes profĂ©rĂ©es avant et aprĂšs l’agression », a poursuivi la magistrate, qualifiant les faits d’« agression purement gratuite ». Il « n’a laissĂ© aucune chance Ă  la victime », a martelĂ© Marion Meunier.

Mamoudou Barry, pĂšre d’une enfant de deux ans, est dĂ©cĂ©dĂ© le lendemain des suites de ses blessures.

« SchizophrÚne à haut niveau »

Vendredi, l’accusĂ©, encadrĂ© de trois infirmiers, est demeurĂ© comme le plus souvent au cours de ces trois jours de procĂšs, le regard vide. Cet homme a certes « des difficultĂ©s d’Ă©locution liĂ©es aux mĂ©dicaments », mais l’avocate gĂ©nĂ©rale a relevĂ© « la clartĂ© de ses souvenirs ». « À aucun moment il n’Ă©voque avoir perdu pied », a-t-elle insistĂ©.

La dĂ©fense s’est de son cĂŽtĂ© appuyĂ©e sur une « hĂ©sitation » de l’expert psychiatre entre altĂ©ration et abolition du discernement pour demander Ă  la cour de le dĂ©clarer irresponsable pĂ©nalement. « Il est acquis qu’il y a eu un vĂ©cu hallucinatoire dans le parcours de vie » de l’accusĂ© et « un syndrome dĂ©lirant a Ă©tĂ© constatĂ© quelques jours aprĂšs son interpellation », a argumentĂ© Me Herveline Demerville. Or « en juillet 2019 on sait qu’il n’y a plus aucun soin. Ce n’est pas anodin », a-t-elle estimĂ©.

Lorsque l’accusĂ©, qui souffre de « schizophrĂ©nie paranoĂŻde », « a la conviction d’ĂȘtre insultĂ© alors que ce n’est pas vrai, on ne peut plus envisager qu’il ait son libre arbitre », a poursuivi l’avocate. Pour la dĂ©fense, seule « l’UMD peut permettre sa prise en charge mĂ©dicale pour interrompre ses conduites violentes. Il ne peut rejoindre un univers carcĂ©ral normal ».

« On espĂšre que la clĂ©mence de la peine permettra qu’il n’y ait pas un appel », a de son cĂŽtĂ© confiĂ© l’avocat de la famille de la victime, Antoine Vey. Aucune dĂ©cision n’a Ă©tĂ© prise cĂŽtĂ© dĂ©fense, selon Me Demerville. La violente agression de Mamoudou Barry avait suscitĂ© de vives rĂ©actions en France et en GuinĂ©e.

MĂȘme si on s’attendait Ă  plus, on voulait plus, ne serait-ce que la reconnaissance, cela a Ă©tĂ© une satisfaction pour la famille.

Fatoumata Barry Diaraye réagit au verdict

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