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Dissolution de l’Assemblée : la menace du dictateur Macron en cas de motion de censure fait vertement réagir

Le ministre du Travail Olivier Dussopt a déclaré ce 29 septembre que le chef de l’Etat était prêt à dissoudre l’Assemblée nationale en cas de motion de censure sur la réforme des retraites. Une menace qui a déclenché l’ire de nombreux politiques.
L’interview du ministre du Travail Olivier Dussopt sur la chaîne LCI dans la matinée de ce 29 septembre n’est pas passé inaperçue. Selon les dires du ministre, Emmanuel Macron est en effet prêt à dissoudre l’Assemblée nationale en cas de blocage sur la réforme des retraites.

« Si toutes les oppositions se coalisaient pour adopter une motion de censure et faire tomber le gouvernement, il [le président de la République] s’en remettrait aux Français et les Français trancheraient et diraient quelle est la nouvelle majorité qu’ils veulent. Et évidemment […] nous serions en campagne pour que le président soit conforté », a affirmé le membre du gouvernement, chargé d’engager de nouvelles concertations sur les retraites à partir de la semaine du 3 octobre. « Quand il s’agit de défendre le projet du président de la République, de défendre la majorité, il faut toujours être prêt à mener campagne et à s’investir », a-t-il ajouté.

L’exécutif a décidé de temporiser sur sa réforme critiquée des retraites, en rouvrant un nouveau cycle de concertations avec partenaires sociaux et forces politiques en vue d’une adoption d’un projet de loi global « avant la fin de l’hiver », a annoncé ce même jour Elisabeth Borne à l’AFP.

« Chiche ! », « chantage », « menace anti-démocratique » : réactions de tout l’échiquier politique

Cette menace de dissolution à peine voilée a provoqué l’ire à droite. Gilbert Collard, député européen et président d’honneur et porte-parole du parti Reconquête, a ainsi ironisé sur son compte Twitter : « Si « Manu la menace » dissout, c’est lui qui va se dissoudre ! »

Marine Le Pen, président du groupe Rassemblement National (RN) à l’Assemblée nationale, est restée plus laconique, commentant l’information d’un simple « chiche ! ».

Le président des Patriotes Florian Philippot propose lui de répondre par « une procédure de destitution », ajoutant qu’Emmanuel Macron la méritait « 1000 fois ».

L’ancien vice-président du Front national compare même Emmanuel Macron à un « petit tyran ».

L’ancien maire de Rambouillet Jean-Frédéric Poisson a pour sa part assimilé le chef de l’Etat à « un président de la République plus méprisant que jamais pour les Français ».

Sur les antennes de Sud Radio, le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée Olivier Marleix a averti le président français qu’il « [fallait] qu’il respecte la démocratie ». Même son de cloche du côté de Michèle Tabarot, députée LR des Alpes-Maritimes. « Nous ne céderons rien sur nos valeurs. L’intérêt de la France avant tout », a-t-elle affirmé sur son compte twitter.

Du côté de la gauche, la menace d’une dissolution de l’assemblée fait également réagir. Sur le plateau des grandes gueules de RMC, le secrétaire national du parti communiste français Fabien Roussel évoque « un chantage » et « une violence » de la part du président.

Le député de la Nupes Aymeric Caron critique la « manière de s’adresser aux parlementaires » sur son compte twitter. Pour la député de la France insoumise Raquel Garrido, c’est une menace « anti-démocratique ».

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