La France n’a pas reçu d’invitation pour participer au prochain sommet des BRICS, comme l’espérait son Président Emmanuel Macron. Beaucoup avaient déjà mis en doute la sincérité de la démarche française.

Indésirable. Plus de 70 invitations ont été envoyées aux dirigeants du « Sud global » pour participer au prochain sommet des BRICS, mais les chefs d’État occidentaux ont été laissés sur le bas-côté, rapporte le site d’actualité sud-africain News24.

Les dirigeants américains, britanniques et surtout français ont été snobés. Un coup dur pour Paris, alors que le Président Emmanuel avait justement demandé à faire le voyage à Johannesburg.

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont préféré mettre l’accent sur les pays du Sud, lançant par exemple des invitations aux 54 dirigeants du continent africain.

« Les BRICS ont toujours été inclusifs, même si nous défendons les questions relatives au Sud et traitons la principale faille qui existe dans l’architecture géopolitique, financière et économique mondiale, près de huit ans après la création des institutions des Nations Unies », a ainsi expliqué en conférence de presse Anil Sooklal, ambassadeur itinérant sud-africain pour le groupe.

L’accent a été mis sur les pays africains car les BRICS sont déjà impliqués sur le continent et comptent jouer un rôle dans le développement des économies africaines, a ajouté le responsable. L’accord de libre-échange continental est en particulier une priorité aux yeux de l’Afrique du Sud, qui accueille cette année le Sommet.

Mi-juin, le Président français Emmanuel Macron avait émis le souhait d’être invité au prochain sommet des BRICS. Une position inattendue, qui avait laissé beaucoup d’observateurs sceptiques.

Moscou avait ainsi demandé à Paris d’éclaircir ses intentions, craignant que la France veuille introduire un « cheval de Troie » au sein du groupe.

En France même, certains avaient remis en cause la sincérité du chef de l’État. L’eurodéputé Thierry Mariani avait ainsi soupçonné Emmanuel Macron de vouloir se payer un « coup de communication sur le dos des BRICS », à travers cette demande.

La France est « tenue par la politique de solidarité européenne » et n’est donc pas libre d’emprunter la « voie originale d’échanges » tracée par les BRICS, rappelait ainsi l’élu à Sputnik.

Le Président français avait cependant montré quelques positions iconoclastes au sein du bloc occidental ces derniers mois, contestant par exemple « l’extraterritorialité du dollar », après une visite en Chine.

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